"La lumière traverse les rideaux, une teinte chaude se répand sur les murs. Comme du soleil, du soleil en papier mâché qui fait battre inlassablement le chat en plastique que j’ai posé sur la cheminée désaffectée. Il souligne les couches de poussière aussi épaisses que des souvenirs sur les nombreuses photos collées aux murs. Il enchante tout l’appartement, comme une illumination ; soleil en papier mâché, fabulateur de mirages. De temps à autre des voitures passent dans la rue, leurs bruissements s’approchent et s’éloignent, parfois s’arrêtent, et une porte claque. Puis le silence, juste un sifflement dans ma tête."

Après nos désirs

Événements littéraires 

Festival

Semaine de résidence à la Kulturfabrik et Lecture avec accompagnement musical d'Elisabeth Scheuren, le 26 septembre au Festival Poesie Plus

Foire

Présence aux Walfer Bicherdeeg du 21 au 22 novembre 2026

Lecture

Lecture à la bibliothèque de Dudelange le 25 novembre 2026

Théâtre Saison 26/27

Les Bienheureux 

Présentation au Focus Spectacle Vivant de Kultur LX le 18 novembre 2026

Pandora

Reprise de Pandora à l'ARCA le 15 avril 2027

"Il emprunte la rue pavée qui l’amène à la friterie Pandora. L’enseigne est encore allumée, une écriture rouge sur fond jaune, style années 80. Marc s’arrête devant, perplexe. Derrière l’étroite porte qui mène à l’intérieur il n’y a plus de lumière. Le reste de la façade est un ensemble de compartiments en verre. Des numéros sont marqués en haut à gauche de chaque box, une lumière éclaire l’intérieur, éclaire dans le numéro 33 un cornet de frites sauce andalouse, dans le 34 sauce mayo. Dans le 12 un bicky. Dans le 25 un durum falafel et le 9 une merguez. À droite, un clavier, une fente pour insérer des pièces, quelques informations sur le fonctionnement de l’automate et un lecteur magnétique bricolé plus tardivement, dont le témoin clignote. Un légér vrombissement tonne de cette machine, et il en émane chaleur.La réaction de Marc se fait en trois étapes. De un, il est confus parce que le rapport entre les boxes vides et les numéros remplis ne donne pas de suite mathématique logique. De deux, il trouve ça intelligent et loue l’ingéniosité de ce système de vente. De trois, il se dit que le burger avalé avant a été dilué par les nombreuses bières, et qu’il serait pas mal d’épancher l’alcool par un surplus de nourriture.Le résultat en est qu’il sort son portefeuille, introduit le numéro 9 et glisse sa carte sur le lecteur. Il y a un bip, puis un clic et la porte s’ouvre sur une odeur de merguez chaude. "

Pandora

Dernières parutions

Après nos désirs

Sur le point de terminer leurs études, Max et Alessa peinent à trouver leur place dans un monde qui va mal. Comment, par exemple, concilier velléités militantes et questionnements intimes sur leur identité ? Déterminé·es à s’aimer et à faire face ensemble à leurs inquiétudes, iels se lancent dans une contre-narration fantasque à la recherche de l’insouciance, guidés par un étrange épouvantail. Entre amitiés capricieuses et liens familiaux à l’épreuve du temps, « Après nos désirs » brasse et superpose différents vécus sensibles, offrant une chambre d’écho au déplacement physique et mental des personnages.

“Ce roman n’est pas un récit spectaculaire, mais du presque rien, du très humain, qui s’attache aux fêlures discrètes. Pohu excelle à rendre cette densité des choses simples : un regard, une nuit d’attente, une parole manquée. « Après nos désirs » est un roman à la fois intime et universel, qui interroge avec finesse le désir, l’identité, et la possibilité d’être au monde sans se perdre. L’auteur y déploie une écriture sensible, qui touche juste sans jamais forcer l’émotion. C’est une oeuvre de silence et d’échos, qui résonne longtemps après la dernière page. ” Frank Colotte, Tageblatt

Nous sommes celleux qui marchent dans la ville

Un vieux roi se promène dans les rues dévastées de sa ville. Au gré des décombres et de la poussière que traversent ses pieds nus, il se souvient de ses enfants, à qui il n’a pas su prêter oreille lorsqu’iels sont venuEs unE à unE pour lui présenter leurs griefs. Jusqu’à ce qu’iels ne viennent plus seulEs et que son unique réponse soit d’envoyer l’armée, déclenchant une guerre civile. Écrit dans le cadre de la résidence d’auteur des Walfer Bicherdeeg 2022, « Nous sommes celleux qui marchent dans la ville » est un cri d’effroi et de rage devant l’état du monde, l’inaction des politiques face à l’urgence et le manque d’écoute de dirigeants de plus en plus autoritaires.

Écrit dans le cadre de la résidence d’auteur des Walfer Bicherdeeg 2022, « Nous sommes celleux qui marchent dans la ville » est un cri d’effroi et de rage devant l’état du monde, l’inaction des politiques face à l’urgence et le manque d’écoute de dirigeants de plus en plus autoritaires.

Parfois la nuit se tait

Bruxelles, la nuit. Daniel promène ses doigts sur les pianos, de bars au décor kitsch en salles de concert réputées. Ses amis semblent déjà connaître la trajectoire qu’ils veulent donner à leurs vies. Lui cherche encore, à la lumière des phares qui se reflètent sur le bitume. Entre le souvenir vivace de Paul et une passion raisonnée pour Marie, il scrute la beauté d’un monde qui l’attire et le repousse à la fois. Et si s’éloigner de cette ville qui lui colle à la peau était la solution ? Parfois, lorsque la nuit se tait, il faut savoir l’écouter.

« Parfois la nuit se tait est une œuvre introspective, voire intimiste. Sans jamais révéler dans quelle mesure elle se nourrit d’expériences personnelles de l’auteur, elle raconte les états d’âme d’un jeune homme pris en pleine tourmente de ses doutes et tourments au moment de devoir prendre ses choix, professionnels et sentimentaux, pour sa vie d’adulte. C’est une œuvre à la fois sincère et tendre, soutenue par des moments d’intense poésie contemplative mais non dénuée d’une intensitée à la fois subversive et constante. » Marcel Kieffer, Luxemburger Wort

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